Centre de traitement des déchets liquides

Centre de traitement des déchets liquides

 

Les bacs à graisses disséminés sur le territoire - particuliers, RHF, industriels - bloquent, comme leur nom l’indique, les graisses des eaux sales, ainsi que d’autres corps flottants indéterminés. Ces graisses ont un devenir unique : le pompage par les sociétés de curage. Or, quoique ces graisses soient souvent très épaisses, elles contiennent plus de 50 % d’eau, voire jusqu’à 90 %, quand il est nécessaire de les " reprendre " avec de l’eau.

On sait les difficultés à faire accepter ces effluents par les incinérateurs, à cause, d’une part, des dangers dus à la présence d’eau et, d’autre part, des émanations nocives issues de la combustion des corps gras impurs à haute température.
Le faible nombre d’incinérateurs disponibles pour cette filière génère des coûts de transports importants. Et le blocage des nouveaux projets d’incinérateur ne favorise pas une amélioration dans ce sens.
Dans ce contexte, le traitement biologique des graisses présente une alternative efficace à l’incinération, depuis que la mise en décharge est interdite. Les bactéries sélectionnées vont se servir des graisses comme source de carbone et d’énergie et procéder à leur " combustion " totale, à température ambiante, jusqu’aux éléments simples (eau et gaz carbonique).
Sur le site que nous gérons en Gironde, les cureurs livrent plus de 40 T d’effluent par jour, soit un équivalent SEC de 16 T/j.

▪ Originalités du système :
- l’ensemencement périodique massif, à 4 des étapes de traitement, maintient une population bactérienne très active dans cet environnement hostile et agressif.
- un système dégraisseur de l’effluent sortant permet de renvoyer en tête de filière les graisses résiduelles.
- une décantation assistée permet de séparer les boues produites lors de la digestion aérobie.

▪ Avantages :
- en aérobiose complète, les odeurs nauséabondes sont limitées, + pas de production de fumées : bonne acceptation par le voisinage ;
- le coût énergétique est faible car limité au brassage et à l’aération ;
- l’effluent sort propre à être traité par une filièer d’épuration classique, sans risque de colmatage des canalisations ;
- avec une automatisation partielle, les besoins en main d’oeuvre sont faible : 1 seule personne pour la filière. 

▪ Applications :
Centre de traitement spécifique des graisses